0• Déjà vu
S'il fallait un jour, choisir une réplique pour un adieu je n'en choisirais aucune. Mais puisque le moment est venu pour moi de mettre fin à ces interventions et ces récits devenus impersonnels du fait qu'il soit piller; je vais simplement dire qu'il est trop tôt pour ce genre d'hostilité. Avant même d'avoir débuté, mon histoire circule déjà dans les bistrots, sur les trottoirs. On l'entend sur la bouche des médisants, à la télévision, au fond des bureaux. La plus grande partie de mon histoire à été écrite par la foule, et la population la ressasse comme une comptine hérédité d'une génération X, mon histoire à du vécue. Voici le résumé d'une vie prémâchée et subversive. A mon âge je suis déjà diluer par un destin si prévenant, par une masse de personnes qui ont connaissance de chacun de mes actes et qui sont capable de deviner les mots que je vais prononcer avant même qu'ils gagnent mon cerveau. Je m'insurge ; Je ne suis pas ce que je porte, je ne suis pas ma coupe de cheveux, ma carte bleue, mon niveau d'étude. Je ne suis pas tout ce à quoi j'aspire, mais ce que je suis l'histoire, mon histoire, celle que le bouche à oreille à déformé, je suis l'histoire intact de ma vie. Je renonce aux horaires aménagés, au bonheur de rentrer à tant pour faire les tâches ménagères, je renonce à la vie des personnes ordinaires et au bonheur préconçue. Et à ce moment j'arrive à un des points zéro de mon existence. Je ne sais pas ce que je veux, mais je sais ce que je ne veux pas et à ce jour je ne veux plus d'une vie dicté par le déjà vu. Mes mémoires ont trop vécu, ils frôlent la vie, celle des personnes ordinaires. Sur ce, j'ai deux vies à continuer.
Ton absence me fait défaut.
C'est bien ici le mur des lamentations?